DE BLOEMFONTEIN A JOHANNESBURG
- EN PASSANT PAR LE PARC KRUGER -
du 10 au 20 février
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Arrivée à Bloemfontein (la cité des Boers et l'une des trois capitales de la République d'Afrique du Sud) le samedi 10 février en milieu d'après-midi, trop tard pour visiter le musée de War Museum et le National Women's Memorial que nous voulons absolument voir. Ces musées n'ouvrant demain dimanche qu'à 14h, nous ne pourrons quitter Bloemfontein que dans le milieu de l'après-midi , et n'arriverons qu'en soirée à Pretoria (491 km dont la traversée ou le contournement de Johannesburg) ce qui ne nous enchante guère.
le 11 février
Notre chambre dans le Dias Guesthouse.
Nous commençons (il est 9h) par Naval Hill, colline surplombant la ville, pour le panorama. Nous y étions passé rapidement hier soir et, traversant le centre de la ville avant de monter, nous avions pu constater une fois encore à quelle vitesse le centre des grandes villes se vide à partir de 17h environ pour être aussitôt investi par des jeunes ou des bandes de jeunes de couleur désoeuvrés.
Jeu de boules au pied de la colline (pas la pétanque, mais le jeu de boules tel que le pratiquent les anglo-saxons, sur gazon ,et quel gazon! Notez également la tenue des joueurs.
Ces deux oeuvres sont exposées dans le parc de l'Old presidency / Oliewenhuis Art Museum, ancienne résidence du gouverneur britannique, puis palais présidentiel et maintenant musée.
Nous sommes dans le centre historique. ici, le Fourth Raadsaal (ancien parlement de l'Etat libre d'Orange) et la statue équestre du général Christian de Wet, héros de la guerre anglo-boer.
Bloemfontein City Hall et l'Appeal Court au fond.
Le First Raadsaal (le plus vieil édifice de la ville).
Ce musée, situé au sud de Bloemfontein, est un véritable lieu de pèlerinage pour les Afrikaners. Il présente un panorama complet du conflit anglo-boer qui dura 3 ans (1899 1902), fut très dur (il fit plus de 70 000 morts) et dont les traces restent aujourd'hui encore très vives dans la mémoire collective des Afrikaners.
Il est 13h20. Nous avons 40 mn devant nous et pique-niquons dans le parc du musée. Y sont exposés différents matériels de guerre (train, casemates, réseaux de barbelés etc...). Réseaux de barbelés car, pour faire obstacle aux déplacements des cavaliers boers très mobiles, le pays fut couvert d'un réseau impressionnant de fils de fer barbelés.
Cette statue équestre évoque précisément la guerre de harcèlement menée par les Boers qui avaient une excellente connaissance du terrain.
Ceci est l'allée qui mène de l'obélisque (derrière nous) au musée qui rend hommage aux 27 927 femmes et enfants afrikaners morts dans les 130 camps de "regroupement" (selon la terminologie britannique), de concentration selon celle retenue par les Afrikaners. Les plaques à droite et à gauche de l'allée correspondent aux différents camps et mentionnent le nombre de victimes par catégories.
Pour le camp de Bloemfontein.
La vérité, hélas, est qu'il s'agissait bien de camps de concentration, avec un taux de mortalité très élevé, et que les camps de concentration, donc, ne sont pas nés dans le cerveau d'Hitler, ni même celui de Staline ou Lénine, mais bien dans celui de Kitchener qui mèna contre les Boers une politique de la terre brûlée.
L'une des nombreuses fresques à l'intérieur du musée.
Soldat boer partant à la guerre. Ce sont les familles dont le chef était parti (à la guerre) qui furent raflées et "regroupées" dans les camps.
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Départ pour Prétoria à 15h30. Route un peu plus chargée que d'habitude (nous roulons en direction de Johannesburg et c'est le retour du week-end). Finalement, nous contournons l'agglomération de Johannesburg (8 - 10 millions d'habitants) par l'est et arrivons la nuit tombée à Pretoria. Grâce à la copilote, qui était ce soir-là très concentrée, nous trouvons sans trop de peine notre B&B dans cette ville de 2 millions d'habitants. Fatigués, mais satisfaits, nous nous rendons à un pub pas trop loin du B&B et dînons en regardant sur l'un des 7 écrans géants le résumé des matches des championnats européens de foot, dont le français (nous sommes dimanche).
le 12 février
Notre B&B à Pretoria.
Direction le centre-ville, et plus exactement Church Square (la place centrale et, ici, le Raadsaal).
Il est 10h, l'atmosphère est assez détendue.
Paul Kruger (the Old Lion), leader des Boers puis président, en 1884, de la République sud-africaine (Transvaal).
Sans commentaire.
Le Kruger House, résidence privée de P. Kruger, président de la République du Transvaal.
Rue du centre-ville.
Consultation de la carte au Café Riche (Church square).
Intéressant face-à-face sur la Grand Place.
A 12h10, autre face-à-face non moins intéressant...
Il ne fait pourtant pas aussi chaud que cela...
Vue panoramique sur le centre de Pretoria, de la terrasse des Union Buildings (palais du gouvernement sud-africain).
Une des deux ailes du bâtiment principal (1913; les deux ailes faisant référence aux deux groupes linguistiques, l'anglais et l'afrikaans....).
Dans le parc en-dessous des terrasses... Et c'est vrai que les espaces verts en Afrique du Sud, le gazon notamment, rappellent ceux d'outre-Manche tant ils sont bien entretenus.
Après le Pretoria officiel, nous allons déjeuner à Hatfield, le quartier animé des universités, puis nous dirigeons vers Melrose House (QG des forces britanniques durant la guerre anglo-boer et signature du traité de paix le 31 mai 1902) en face du parc Burgers.
le 13 février
Cap à l'ouest, vers la région du Mpumalanga et le parc Kruger (il faut compter dans les 400 km).
Paysage plat et un peu morne au départ, avec de-ci de-là des complexes industriels (mines de charbon), puis apparition d'un relief plus marqué.
Etonnants rochers dénudés du côté de Nelspruit.
La frontière avec le Mozambique n'est plus qu'à 70 km environ.
C'est ici, à Malelane que nous passons la nuit. La terrasse du B&B offre une vue intéressante sur Crocodile river qui coule en contrebas; un avant-goût du Kruger qui commence en fait de l'autre côté de la rivière.
La terrasse, la piscine au fond et le poste d'observation à gauche.
Baobab.
Le spectacle commence. Le nez (?) nonchalammant collé à la berge, un des protagonistes attend patiemment son heure (et sa proie).
Manque de chance, ce sont quatre éléphants qui débarquent. Prudent, notre ami a discrètement battu en retraite.
le 14 février
Lever aux aurores. Nous arrivons à 7h38 précises à l'entrée du parc, après avoir parcouru 45 km le long de Crocodile river. Nous abordons le parc par l'entrée située à la frontière avec le Mozambique, au lieu dit Crocodile bridge.
Le Kruger fut établi en 1926; il s'étend sur 19 000 km2 (la surface du Pays de Galles ou d'Israel), le long de la frontière avec le Mozambique (sur 400 km environ) à l'est et du Zimbabwe au nord. Depuis 2002 il fait partie, avec le parc Gonarezhou au Zimbabwe et celui du Limpopo au Mozambique du Parc Transfrontalier du Limpopo (40 000 km2, soit la superficie des Pays-Bas).
Dans le Kruger, on dénombre environ 10 000 éléphants, 9 000 girafes, 32 000 zèbres, 25 000 buffles,
17 000 gnous bleus, 150 000 impalas, 5 000 rhinocéros blancs, 1 500 lions, 200 guépards etc etc... Tous les animaux photographiés par nous l'ont été de l'intérieur de la voiture.
Voici le pont en question. Le temps de régler le droit d'entrée et de réserver un bungalow à Olifants à 181 km de là (soit 7h15 de route sur la base de 25 km/h) et nous voilà partis. Vitesse maximum : 40 km/h, interdiction absolue de sortir du véhicule sauf aux quelques endroits prévus à cet effet. Un permis nous est remis et nous devons le montrer à chaque fois que nous changeons de camp. Ne pas le montrer à l'accueil du camp prévu avant l'heure limite déclenche automatiquement des recherches. Ca ne rigole pas...
Deux rhinocéros blancs... Ca commence très fort!
Un dung beetle (nous l'appelons, nous, shit pusher).
Beau spécimen d'impala.
Y'a bien du monde, là-haut.
Boabab.
Rencontre imprévue entre Tshokwane et Satara. Nous avons été frappés de voir les dégats que les éléphants, seuls ou en troupeau comme ici peuvent occasionner à la végétation...
C'est beau, non?
Nous sommes arrivés au terme de l'étape. Nous sommes à Olifants, camp situé sur une hauteur surplombant la rivière éponyme.
Il est 18h précises.
Le 15 février
L'étape du jour (jusqu'au camp Pretoriuskop, près de la sortie du parc) nous fera parcourir 195 km; nous reviendrons dans un premier temps sur nos pas, puis prendrons vers l'ouest à la bifurcation de Tshokwane.
Notre case à Olifants.
Et c'est reparti... C'est bon, les feuilles d'acacias!
Episode assez burlesque: une famille gnou paissait tranquillement, mais sur un territoire qui apparemment n'était pas le sien. L'apparition et la charge d'un trio de buffles le leur fit comprendre rapidement... et nos amis de déguerpir sans demander leur reste.
La charge...
Ce n'est effectivement pas pour rien que le buffle fait partie des cinq grands (avec le lion, le léopard, l'éléphant et le rhinocéros), il passe même pour l'une des espèces les plus dangereuses d'Afrique.
Couple de messagers sagittaires (ou secrétaires ou serpentaires) qui tuent les serpents en les piétinant à mort.
Rencontre rare: un cheetah (guépard).
Photo prise à 10m environ. La vitesse du bestiau peut atteindre 112 km/h.
Non, ce n'est pas un tronc d'arbre qui flotte au gré du courant...

Autre beau spécimen relevant, semble-t-il, de la famille des hominidés.
Bel exemplaire de koudou.
Mastodonte de 2 tonnes environ. Impressionnant, non?
Steenbok (reconnaissable à ses longues oreilles).
Vue du parc à l'approche de Pretoriuskof.
Le 16 février
Nous consacrerons cette journée à la région du Mpumalanga qui jouxte le Kruger à l'ouest (c'est la région accidentée du Drakensberg), région touristique très prisée des habitants du Gauteng (région de Johannesgurg et de Pretoria).
Il est 8h02, ce 16 février, et nous venons de sortrir du Kruger. Relief déja très accidenté.
Accidenté et très boisé.
A Sabie, que nous avons rejoint par la RS36, nous prenons la direction du nord en empruntant la "panorama Route" (paysages grandioses, cascades etc...).
A 9h45 (soit une douzaine de km après Sabie), nous tombons sur les Mac-Mac Pools (photo suivante).
Soit une série de petits bassins qui se succèdent à flanc de colline et ainsi nommés en raison du grand nombre de prospecteurs écossais qui campaient dans le secteur à l'époque de la Ruée vers l'or. A trois km de là, les Mac-Mac Falls. A noter la propreté absolument remarquable de ces sites, peu fréquentés ce jour-là. Notre beau pays de France ferait bien de s'en inspirer, d'autant que la remarque vaut pour l'ensemble des sites touristiques sud-africains.
Nous ne verrons pas les Mac-Mac Falls (deux belles chutes de 56 m de haut), juste le bazar qu'il faut traverser pour s'y rendre.
Un crochet d'une demi-douzaine de km vers l'ouest à la hauteur de Graskop nous mène à une charmante petite ville : Pilgrim's Rest, qui fut l'une des villes minières les plus anciennes du pays (les premières pépites d'or furent découvertes dans la rivière en 1873).
La ville a été entièrement restaurée et a pris des allures de musée en plein air.
Etape suivante, sur cette Panorama Route: Pinnacle et surtout God's Window qui offre sur le canyon et le Lowendal des points de vue magnifiques. Pour arriver au sommet il faut traverser une zone de forêt tropicale. Voici d'ailleurs Indiana Jones qui s'en extirpe...
Panorama, d'un des points de vue (vers l'est et le Kruger tout au loin).
Vue vers l'ouest, cette fois.
Le touriste, là comme ailleurs, est attendu de pied ferme, mais aujourd'hui il ne se bouscule pas...
Mais bon, il faut savoir aussi se reposer.
Elles m'ont plu...
Une demie-heure plus tard (13h20), nous arrivons aux Bourke's Luck Potholes, au confluent des rivières Blyde et Treur. Ce sont en fait de spectaculaires marmites de géant que l'on découvre en suivant un itinéraire très bien balisé (voir remarque précédente sur la qualité des installations touristiques).
Justement, à propos de marmite, il faut la faire bouillir...
Nous arrivons au point le plus septentrionnal de la Panorama Route, à l'un des plus beaux points de vue sur le canyon et le lac.
Nous nous réfugions une bonne demie-heure dans la voiture, le temps de laisser passer l'orage; ici, après l'averse, le lac (de retenue)...

et sur la crête devant, les trois Rondavels (en forme de huttes zouloues).
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Voilà, il nous reste à prendre la direction de Johannesburg (que nous rejoindrons demain, la voiture doit être rendue à 11h à l'aéroport) dont nous sommes distants de 370 km environ. Il est 15h45, nous pouvons avancer un peu, ce sera autant de moins à faire demain.
Les guides la présentent comme une riante bourgade (la capitale sud-africaine de la pêche à la mouche...) entourée de forêts d'ormes et de hêtres, faisant parfois penser à une station de ski un peu huppée avec ses restaurants, pubs etc, etc... que des compliments, eh bien, pour nous Dullstrom fut la seule déception de ce périple sud-africain : hôtel plus que médiocre (Dullstrom Inn), restaurant infecte, bref, une bourgade sans charme aucun, traversée continuellement par d'énormes camions....
le 17 février
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249 km et la voiture est rendue à l'aéroport de Johannesburg; nous aurons donc parcouru en tout 9504 km! Direction maintenant (en taxi) le "33 on 1st "à Melville, un des quartiers centraux réputés les plus sûrs et les plus animés. Et c'est vrai que notre choix fut bon.
La carte de Johannesburg (Joburg) ci-dessus n'est pas terrible, mais elle montre assez bien l'étendue de la ville : c'est en gros tout ce qui se trouve à l'intérieur du périphérique (environ 25 km du nord au sud, 18 à 20 d'est en ouest, 8 à 10 millions d'habitants. Le Grand Johannesbourg, lui, a la forme d'un disque d'une cinquantaine de km de diamètre.
Quelques mots sur Joburg.
C'est la ville de tous les records, la plus grande concentration de millionnaires d'Afrique, les plus vastes bidonvilles du pays (avec le Cap), le plus fort taux de criminalité du monde (rappel : il y a chaque jour 51 personnes tuées dans l'ensemble du pays!) etc, etc...
C'est une ville en fait très jeune, il n'y avait jusqu'en 1886 qu'une ferme sur ces hautes terres, 1886, l'année où fut découvert ce qui allait être le plus grand filon d'or de la planête. 3 ans plus tard on avait déja extrait plus de 17 tonnes d'or... et 10 ans plus tard, la ville comptait 90 000 habitants, tous blancs.
Sur la carte, le cercle foncé, vers le bas, indique le centre-ville proprement dit, le coeur historique et, à proximité immédiate, l'ancien quartier des affaires, livré aux squatters, aux populations immigrées et aux vendeurs à la sauvette. Il faudra insister pour qu'enfin, le dernier jour, on veuille bien nous le montrer, c'est-à-dire le traverser en voiture, avec interdiction absolue de sortir de la voiture (et c'est vrai que nous n'avons pas vu un seul blanc)...
Melville (surligné en bleu), où nous résidions, est situé à 10h30 par rapport à l'ancien quartier des affaires, Rosebank (quartier résidentiel et commercial) à 12h (surligné en rose) et Sandton (le tout nouveau quartier des affaires), à 12h30, au nord (surligné en rose lui aussi).
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Comme nous n'avons plus de voiture, nous dépendrons donc pour les visites (qui sont programmées pour commencer demain matin) d'une voiture particulière avec chauffeur. Cet après-midi, reconnaissance des environs, organisation des visites etc...
le 18 février
11h. Nous sommes au centre commercial de Rosebank (c'est au centre géographique de la ville); visite du marché africain (photo ci-dessous).
On nous dépose ensuite au Gold Reef City (au sud, à 8h par rapport au centre). Il s'agit d'un très grand parc d'attractions établi autour d'un ancien puit de mine d'or, avec village de pionniers reconstitué (années 1890), attractions foraines, etc...
La toise à l'entrée.
Schéma du puit dans lequel nous allons descendre.
C'est parti pour la côte - 226 m (et ce n'est pas comme à Lewarde, ici, on descend vraiment).
Ca ne fait pas très sérieux, surtout la couleur du pantalon.
Démonstration dans une des galeries.
Les superstructures.
Nous sommes sur la grande roue, du sommet de laquelle nous avons une vue panoramique sur le sud et de la partie centrale de la ville. Sur la photo, à quelque distance du Gold Reef City, le centre-ville, avec ses immeubles de grande hauteur. A gauche, regardez bien, on voit une sorte de grand talus ou remblai...
En voilà un autre, énorme... Il y en a plein comme cela, tout autour de la ville, grands et moins grands. Ils sont tout simplement l'équivalent de nos terrils, sauf qu'il s'agit d'or et non de charbon, comme en témoigne leur couleur jaunâtre. Les chinois, apparemment, viennent d'en racheter plusieurs car il est prouvé que ces terrils contiennent encore pas mal de poussière d'or.
Visiteuses, comme nous.
Nous sommes maintenant à l'Apartheid Museum, qui se trouve juste en face du complexe du Gold Reef City.
Le musée est conçu sur le principe d'un voyage dans le système de l'Apartheid.
Etonnant, non?
Et ça?
Fin de la visite (passionante) à 17h, retour au B&B et dîner sur la 7th à Melville.
le 19 février
9h15, nous sommes au centre de Soweto (South western townships). Soweto, qui est sans doute le township le plus connu au monde, est situé à 6-8 km au sud-ouest du centre de Joburg, c'est une cité tentaculaire d'environ 3 millions d'habitants qu'il n'est apparemment pas question de visiter sans passer par un organisme spécialisé, ce que nous fîmes; et maintenant, pour l'avoir visité, nous pensons que l'on peut très bien s'y déplacer seuls, si l'on observe bien sûr les règles de prudence habituelles. Le seul problème est celui de l'orientation car il n'y a pas de panneaux indicateurs. Quelques quartiers glauques (la "zone" chez nous), c'est vrai, mais aussi de nombreux secteurs très corrects (classes moyennes). On n'a pas tout vu, c'est sûr, mais Soweto, de l'avis général, n'est plus ce que c'était, et c'est très bien comme cela. Nous avons vu bien pire dans d'autres régions du monde.
Intérieur.
Le golf de Soweto.
Cuisses de poulet.
La zone...
Ces jeunes n'ont pas l'air aussi terrible que cela. Ils ont même l'air bien sympathiques!
En compagnie d'un ancien boxeur, frère d'un compagnon de lutte de Nelson Mandela.
Rassemblement (chantant) à l'occasion, sans doute, d'un décès.
Elle est pas belle, cette photo?
Autre triste secteur.
Une (toute petite) partie de Sowetho, vue du sommet de la Tour Oppenheimer. Fin de la visite de Soweto à 13h.
Terril aurifère (à la sortie de Soweto).
Les grottes de Sterkfontein (à une quarantaine de km au nord-ouest de Joburg), très important site archéologique et paléontologique (on y a retrouvé en 1998 un squelette d'hominidé de 3,3 millions d'années environ).
Intérieur d'une des grottes.
le 20 février
C'est notre dernier jour en Afrique du Sud, nous devons être à l'aéroport en fin d'après-midi. Nous visitons aujourd'hui Johannesburg proprement dit. Nous parcourons pour commencer quelques uns des quartiers situés entre Soweto et le centre.
Nous voici dans le coeur historique de Joburg : l'Old Fort, sur Constitution Hill, fut construit en 1886 par P. Kruger pour résister à la pression anglaise et depuis peu c'est là que siège la nouvelle Cour constitutionnelle.
Un groupe de jeunes visiteurs.
Fort transformé, au temps de l'Apartheid, en prison de haute sécurité.
Un de ses pensionnaires les plus célèbres.
Nous parcourons maintenant en voiture quelques artères du centre-ville, avec interdiction de sortir de la voiture et prise discrète de photos.
Immeuble entièrement squatté, nous fut-il dit...
Cette tour est vide...
Celle-ci et photos suivantes : rénovation et tentative de reconquête des quartiers centraux, ici, Newtown et le Market Theatre, haut lieu de la scène politiquement incorrecte au temps de l'Apartheid.
La grande halle sauvée de la démolition en 1976.
Je ne pouvais pas quitter cette ville et ce pays sans prendre une photo de barbelés ou de clôture électrifiée (comme ici) car en effet, chaque propriété, chaque maison individuelle dans ce pays est protégée par un imposant réseau de fil de fer barbelé ou électrique. Et est reliée à une centrale d'intervention armée. Ca choque au début, et puis on finit par s'y habituer...
Une douzaine de km au nord, et voilà Sandton, le nouveau centre d'affaires de Johannesburg.
15h45. Non, cela n'est pas Laure Manaudou à l'entraînement, c'est Madame qui prend un dernier petit bain dans la piscine du B&B avant d'embarquer pour l'aéroport, puis pour Paris.
Dernière photo avant de partir, en formant le voeu pour ce très beau pays qu'il réussisse sans tarder à résoudre les problèmes sociaux qui le secouent et à apaiser les tensions ethniques et raciales qui le rongent car il a un potentiel de développement énorme.