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SAN PEDRO DE ATACAMA - COPIAPO - LA SERENA
Résumé du chapitre précédent, et plus particulièrement, retour sur l'itinéraire qui fut le nôtre pour la visite du salar d'Uyuni et le circuit du sud-ouest de la Bolivie.
5. Départ d'Uyuni le 19 mai
1. Colchani et l'ensachage du sel
2. L'Isla Incahuasi
3. Le volcan Tunupa
4. Nuit à l'hôtel Palacio de Sal
5. Passage le 20 à Uyuni (ravitaillement et formalités)
6. San Cristobal
7. Nuit à Mallcu Villa Mar
8. La Laguna Colorada
9. Les Termes de Polques
10. Le champ géothermique Sol de Mañana
11. Les Rocas de Dali
12. San Pedro de Atacama (Chili)
Expédition passionnante (un des points forts de ce voyage, même si les prestations d'Hidalgo Tours nous ont paru excessivement chères) dans des paysages fantastiques.
Voilà, nous sommes au Chili. Le passage de la frontière à Hito Cajon (nous sommes toujours à 4 400 m environ) s'est effectué dans les conditions décrites au chapitre précédent et ce panneau est l'unique indication que nous venons de changer de pays. Personne, hormis un renard famélique et, peut-être, quelqu'un dans le poste bolivien...
Il ne nous reste plus qu'à rallier San Pedro, à 47 km d'ici. Nous allons passer en une grosse demi-heure de 4 400 m à 2 440 m.
Surprise... Après 1 km environ de piste, nous débouchons sur une route goudronnée, genre belle "nationale" de chez nous et balisée "comme chez nous". Les panneaux au carrefour indiquent les directions à droite et à gauche, mais, bizarrement, aucun n'indique la direction d'où nous venons, aucune mention de la Bolivie (qui ne commence pourtant qu'à 1 km de là). Etrange...
Bref, nous entamons "la" descente et de temps à autre croisons un poids lourd "comme chez nous," immatriculé au Paraguay ou en Argentine, et peinant dans la montée. Tout de suite, donc, l'impression d'avoir retrouvé la "civilisation" et, pourquoi le nier, nous éprouvons une sorte de soulagement car la semaine qui vient de s'écouler a été assez rude (sans compter que j'ai toujours mal aux dents et à l'oreille). Soulagement, mais aussi l'impression bizarre de venir de nulle part.
Nous venons en fait de rejoindre la "grand route" qui relie San Pedro de Atacama à l'Argentine et, chose incroyable, nous allons descendre absolument en ligne droite, pas un seul virage! sur la quarantaine de kilomètres qui nous séparent de la ville ; nous verrons dans les premiers km les derniers lamas. Le poste-frontière chilien se trouve tout en bas, à l'entrée de San Pedro, et là, ça ne rigole pas vraiment, les bagages sont sérieusement inspectés... Des fois que nous transporterions de la drogue, ou que sais-je encore... C'en est terminé des gardes-frontière débonnaires, façon frontière Pérou/Bolivie. Changement d'heure (nous repassons à l'heure du Pérou).
Installation à l'Hostal Quinta Adela... Correct, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard, d'autant que les prix pratiqués et non négociables sont des prix européens, carrément...
Nous commençons à comprendre qu'effectivement nous venons de changer de monde, et comprendrons vite qu'ici, au Chili, question voisinage, on veut bien avoir à faire avec l'Argentine, avec le Pérou, à la rigueur, mais avec la Bolivie, certainement pas! On ne parle pas de la Bolivie ici, on ignore jusqu'à sa présence, à moins de cinquante km de San Pedro, on n'accepte pas sa monnaie, et, de toutes façons, n'est-ce pas, comme on nous l'a dit, un pays sous-développé, un pays de paresseux et de voleurs?
La balade en ville (un des côtés de la plaza des Armas ici, avec la présence obsédante du Licancabur au loin), confirme ces impressions: beaucoup de (jeunes) touristes occidentaux, genre WASP, beaucoup d'établissements touristiques - du genre de ceux que nous n'aimons pas trop - des bars (qui retransmettent les matches de foot des championnats européens), des restos, bref, nous avons bel et bien renoué avec la "civilisation". Seul le volcan au loin nous rappelle notre expédition bolivienne...

Mais que fait donc Madame? Ce soir-là, sans perdre de temps, donc, nous avons participé à une séance (payante) d'observation des étoiles organisée par un astronome français (originaire du Nord, d'ailleurs) établi à San Pedro, A. Maury. Après un exposé sur le ciel, les étoiles etc..., observation de différentes planètes à l'aide d'une douzaine de téléscopes, petits et grands, disposés à l'extérieur. Intéressant, mais froid glacial!!! L'affaire de notre compatriote est bien rôdée et semble bien marcher.
Le 22 mai
Démarrage en douceur, ce matin, bronzette, et balade. L'Iglesia San Pedro ici.
14h30. Excursion à la Valle de la Luna, à une quinzaine de km de la ville. Le site est d'une beauté sauvage assez extraordinaire. Ces volcans marquent la frontière avec la Bolivie.
Notre ami, au loin à droite.
Nous descendrons de cette falaise en courant à travers un champ de poussière/sable...
Et voilà le résultat!
J'ai bien dit : "Présence obsédante"... Et ce n'est pas fini!
Formations rocheuses les plus diverses.
Plus loin...
Touriste en difficulté, help!
D'autres reliefs encore...
17h30. Non, ce ne sont pas les alpinistes à l'assaut du Mont Blanc au mois d'août, ce ne sont que les touristes qui se rendent au sommet d'une sorte de dune géante (nous sommes toujours dans la Valle de la Luna) pour assister au coucher de soleil.
Coucher de soleil pour le coup somptueux. Nous l'allons décliner dans ses différentes phases et en ses différentes couleurs. Il est ici 17h36.
17h38. Le passage, venant de Bolivie, se fait entre les deux.
17h43.
17h45.
Sur la droite.
17h47.
17h49.
Le site de Chajnantor, à 40 km à l'est de San Pedro. On devine (en blanc) les premières installations de l'ALMA qui, achevé en 2011, sera le plus grand radio-téléscope au monde.
Coucou, c'est nous! Il est 17h50.
17h51
22h59
De l'autre côté...
Assurément un des plus beaux couchers de soleil auquel il nous a été donné d'assister.
18h04.
C'est la fin, il est 18h10.
20h15, de retour à San Pedro. Séquence nostalgie devant un Pisco sour et des crêpes chez Michel, du sud-ouest, qui n'a pas remis les pieds en France depuis des dizaines d'années.
Le 23 mai
Il est 10h50, nous approchons (à pied) de la Pukara de Quitor (à 3 km de la ville). Il s'agit de l'un des derniers bastions de résistance contre P. de Valdivia et les Espagnols dans le Nord du Chili.
Les communautés de la région se sont organisées de manière autonome après la chute de l'empire de Tiwanaku (vers l'an 900) et des forteresses furent construites pour se protéger des attaques extérieures, celles, notamment, des Aymaras.
Vinrent ensuite les Incas.
Puis les Espagnols, en 1536.
L'oasis de San Pedro en contrebas.
Les vestiges de la forteresse.
C'est décidément plus fort que moi!
Juste un peu plus loin, Crocodile Dundee en personne!
San Pedro abrite un musée au reste fort intéressant, musée créé par un prêtre belge (Gustavo Le Paige) qui s'établit dans la région en 1955 et consacra 35 années de sa vie au musée. Nécessaire à coca.
Masque en or.
Carte de l'Amérique du Sud représentant l'empire inca dans sa période de plus grande expansion.
Drôle de pays que le Chili: 4 300 km de long pour moins de 200 de large, et souvent bien moins, coincé entre le Pacifique et les Andes. En rouge, les villes-étapes: San Pedro de Atacama, Copiapo, La Serena, Santiago et Valparaiso. En pointillé, notre itinéraire et en haut, sur la gauche, l'indication des portions de littoral prises aux Péruviens (en vert) et aux Boliviens (en rouge) à l'issue de la guerre du Pacifique.
Départ à 19h40 pour Copiapo (Cie Turbus, voyage très confortable).
Le 24 mai
Arrivée à 6h50. Ici, l'Iglesia catedral. Citons le L.P. à propos de l'hôtel où nous avons posé nos bagages :" Bâtiment néocolonial gracieux aux chambres vieillissantes. Magnifique jardin orné de vignes. personnel serviable et enjoué". En fait, le "Palace Hôtel" de Copiapo est assurément le pire de tout le séjour... Mais quand donc les rédacteurs du L.P. sont-ils passés pour la dernière fois dans cet établissement? Le temps, à partir de maintenant, sera maussade et n'ajoutera rien à l'intérêt de cette étape.
Copiapo a été le centre industriel et universitaire de cette importante région minière, c'est ici, entre Copiapo et Caldera qu'a circulé le premier train en Amérique du sud.
Centre universitaire en grève. Eh oui... Ici aussi.
Habitat traditionnel.
Le 25 mai
Départ à 9h45 pour Caldera (à 75 km d'ici, sur la côte). Petite pluie... Caldera qui fut longtemps un port important n'est plus maintenant qu'une station balnéaire, très populaire d'après le L.P. Le temps, sans doute, toujours est-il que nous n'avons pas été conquis... Balade à pied à 4 km de là, à Bahia Inglesa (des corsaires anglais y avaient établi leur base) qui doit effectivement être agréable par beau temps. Aujourd'hui n'est tout simplement pas le jour. Retour à Copiapo à 16h15, soirée TV.
Le 26 mai
Départ à 10h55 pour La Serena. Nous avons quitté Copiapo sans trop de regrets et filons plein sud.
Une route, des paysages et des camions qui rappellent beaucoup l'Ouest américain.
Arrivée à 15h30 et balade en ville. Beau centre-ville avec ici, sur la Plaza de Armas, la Municipalidad. Temps maussade et soupe de poissons au restaurant le soir.
Le 27 mai
Balade en ville (billets de bus, excursion pour demain) et nous décidons de rallier à pied Coquimbo, port actif situé à 5-6 km de là, en suivant la plage. Ici, le phare désaffecté de La Serena.
Hélas, trois fois hélas, la soupe de poissons d'hier soir contenait des moules, or je suis depuis plusieurs années déja allergique aux moules. Malaise, retour précipité en taxi à l'hôtel et repos.
Nous n'abandonnons pas pour autant Coquimbo, nous nous y rendons en milieu d'après-midi en bus, cette fois, pour admirer entre autres cette magnifique oeuvre d'art érigée en l'honneur du passage ici de J-P II.
Descente sur le port qui n'est pas sans rappeler Lombard street à San Francisco, sauf qu'ici les voitures ne sont pas admises. La Serena au loin.
Sur le port s'est autrefois développé un quartier anglais qui vient d'être rénové. Quelques belles maisons, effectivement.
Le 28 mai
Pour cette excursion dans la vallée de l'Elqui, nous passons par une agence. La vallée s'enfonce dans les Andes (elle est orientée plein est), en direction de l'Argentine.
Après 3/4 d'heure de route, nous arrivons (par le bas) à ce lac de retenue. Les étapes de l'excursion seront Vicuña, Monte Grande et Pisco Elqui.
Un furieux air d'Ecosse...
La Iglesia de la Immaculada Conception à Vicuña.
Visite d'une distillerie, dégustation... et achat.
Vignoble.
La vallée, avec le vignoble à l'assaut des flancs (à droite).
Comme ici.
La tombe de Gabriela Mistral à Monte Grande. G. Mistral (née Alcayaga et grande admiratrice du poète provençal) fut le premier auteur sud-américain à obtenir le prix Nobel de littérature, en 1945.
G. Mistral fait l'objet ici d'un véritable culte.
Redescente, après une halte à Pisco Elqui (ex-La Union), vers La Serena.
Le 29 mai
Départ à 9h10 pour Santiago, à 470 km plus au sud. La panaméricaine...
... entre mer...
... et montagne.
Il est 16h et nous approchons de Santiago. La brume qui bouche l'horizon est en fait le nuage de pollution (!!!) qui plane constamment au-dessus de la métropole chilienne.
Arrivée à 16h50, installation au très central hôtel Vegas (quartier Paris Londres), balade en métro et dîner au Liguria.
La suite (et fin) au chapitre suivant : SANTIAGO - VALPARAISO