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VISITE DU PALAIS DE L'ELYSEE
A L'OCCASION DES JOURNEES DU PATRIMOINE
Samedi 20 septembre 2008
Après 1h30 de queue, nous atteignons enfin la grille du Coq (c'est l'entrée "discrète" de l'Elysée, celle qui donne sur l'allée Gabrielle). Nous pensions être au bout de nos peines...
Voilà, nous venons d'entrer dans le jardin de l'Elysée, là où se tient la Garden Party du 14 juillet, et nous dirigeons vers le palais, sans nous douter un instant qu'à partir d'ici il y en aurait encore pour 3 heures à attendre (heureusement que nous avions prévu de la lecture...).
Coup d'oeil en arrière sur le jet d'eau et la grille du Coq.
La façade arrière du Palais. Pelouse impeccable.
Vers l'arrière, à nouveau.
Les trois baies vitrées du milieu (au 1er étage) correspondent au bureau du Président.
Sur le plan montré juste au-dessus, nous sommes au 2ème coude (2ème flèche). Nous longeons la façade (en retrait ici) et nous dirigeons vers l'aile droite.
Le corps de bâtiment principal (vu de l'arrière).
Nous y sommes presque (l'entrée se fait au compte-goutte).
Photo prise sur le pas de la porte de la première salle.
Première salle, le Salon d'argent, créé pour Caroline Murat, épouse du Prince Joachim Murat et soeur de Napoléon 1er.
Sur la table, dorée à l'or blanc, l'acte d'abdication signé ici même par Napoléon le 22 juin 1815 après la défaite de Waterloo.
C'est dans ce salon que Louis Napoléon Bonaparte préparera son coup d'état du 2 décembre 1851, c'est ici que Félix Faure recevra sa connaissance, juste avant de trépasser en février 1899. Ah! la belle mort...
Pour mémoire: "Le Président a-t-il encore sa connaissance?
"Non, Monsieur l'abbé, on l'a fait filer par une porte dérobée..."
Et la célèbre "saillie" de Clémenceau: "Il s'était cru César et il est mort "pompé".
Dans un des coins du salon.
Changement de décor. Par un étroit couloir, nous passons dans une salle à manger installée à l'emplacement de l'ancienne chambre de Napoléon III. Salle à manger Paulin, du nom du designer qui, à la demande du Président Pompidou, l'installa en 1972.
Effectivement assez surprenant.
Le plafond (constitué de 9 000 tiges et billes de verre).
Dégagement vers les commodités.
Uniforme d'apparat et sourire de rigueur pour la Garde républicaine.
Cette pièce (la bibliothèque) fut la chambre à coucher de la Duchesse de Bourbon, de Caroline Murat, de Napoléon 1er, du Duc de Berry et de Napoléon III. Elle servit ensuite de bureau à la plupart des présidents de la IIIème république. C'est ici que notre ami trépassa en 1899.
Nous sortons de l'aile gauche, et longeons le bâtiment pour rejoindre l'aile droite.
Coup d'oeil en arrière, vers l'entrée du Salon d'argent qui effectivement forme un goulet d'étranglement.
Sur la gauche pour voir où en est la queue...
Motif décoratif sur la façade de l'aile droite.
Un autre.
Un troisième.
Voilà, nous sommes à l'entrée de la Salle des fêtes, inaugurée en 1899 par le Président Carnot pour l'Exposition universelle.
C'est ici qu'ont lieu la plupart des cérémonies officielles (réceptions, remises de décoration, conférences de presse etc...). Le Plafond est décoré de panneaux peints par G. Dubufe (1896).
L'une des sept tapisseries des Gobelins (XVIIIème).
La table a été dressée...
Service de table Favier (porcelaine de Sèvres), créé en 2000.
Un autre Gobelin.
Petite scène de spectacle. De Funès s'y est produit devant de Gaulle...
Après en avoir fait le tour, nous allons quitter la
salle...
... Pour entrer dans le Jardin d'hiver (ancienne serre). Ce salon accueille aujourd'hui des réceptions, des réunions de travail (et des dîners, visiblement).
C'est comme à IKEA, pas moyen de s'écarter de l'itinéraire balisé!
Le salon d'hiver, toujours, avec la Salle des fêtes au fond...

... et le Salon Napoléon III à sa suite. Sur la table, quelques uns des menus des repas donnés en l'honneur des hôtes de marque de la République.
Des 2 mai 1903 et 14 juillet 1910 ici.
Menu du 6 octobre 1896 donné pour le Tsar Nicolas II par la Président Félix Faure.
Le décor est d'époque, dans les angles, les aigles impériaux du Second Empire et le monogramme RF entouré de branches d'olivier et de chêne, symboles de la République.
F. Mitterand recevait ce jour-là (le 7 juin 1990) Nelson et Winnie Mandela.
Petit coup d'oeil sur l'enfilade des trois salles.
Disposition de la table pour le dîner donné en l'honneur de Shimon Peres le 10 mars 2008.
Au moment de quitter ces trois salles, coup d'oeil au plafond et aux lustres du Jardin d'hiver...
... et à la Salle des fêtes avant de passer ...
dans la pièce suivante.
Cette pièce était la salle de réception du prince Joachim Murat, beau-frère de Napoléon 1er. Conseil des ministres ici tous les mercredis matins.
La pièce suivante est actuellement utilisée pour les déjeuners et dîners officiels. A terre, le tapis rescapé de l'incendie des Tuileries où il meublait la salle du couronnement de Napoléon 1er.
Détail du tapis car en fait, c'est plus compliqué que cela: on voit bien les abeilles, emblèmes impériaux, mais l'aigle qui figurait au milieu a été remplacé pour Louis XVIII par les fleurs de lys.
La cheminée est une copie de celle qui ornait à Versailles la chambre de Louis XIV.

C'est ici que le chef de l'Etat reçoit les lettres de créances remises par les diplomates étrangers. Console Louis XV au fond.
De Murat à Napoléon III, c'était un grand salon de réception. Le lustre est d'époque Restauration, le tapis (1994) vient de la Manufacture nationale de la Savonnerie.
Panneau décoré au-dessus de la porte.
Vue d'ensemble.

Ancienne chambre de parade de la marquise de Pompadour, ce salon a également servi de chambre à Napoléon 1er.
Mobilier Louis XV et Louis XVI, tapisserie du XVIIème.
Commode Louis XV en placage de bois de violette.
Dernière des cinq pièces formant enfilade côté jardin : le salon des portraits.
Cabinet de travail de Napoléon 1er, ce salon devint, sous Napoléon III, le salon des souverains de l'Europe. Leurs portraits sont placés en hauteur. C'est le bureau privé de l'actuel locataire des lieux.
Victoria.
Au choix: François-Joseph d'Autriche, Victor Emmanuel d'Italie, Frédéric-guillaume IV de Prusse, Guillaume 1er de Wurtemberg?
Mobilier résolument contemporain (1997) de Chaix et Morel, tapis de la Savonnerie (1999) d'après Emilio Terry.
Le salon Cléopâtre, ancien cabinet de toilette de la Marquise, doit son nom à la tapisserie des Gobelins qui représente la rencontre d'Antoine et de Cléopâtre à tarse. Pas d'affectation particulière.
Nous qui sommes habituellement très critiques de la façon dont les gens, les touristes etc... sont reçus en France, nous avons été très agréablement surpris de la manière dont nous fûmes accueillis ce jour-là dans les différents lieux visités. Sourires, disponibilité, amabilité, ce n'est pas aussi fréquent, autant, donc, le souligner. Le sentiment que la République avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir ses citoyens.
Ici se termine la visite des salles du rez-de-chaussée.
Couloir nous permettant de rejoindre le vestibule d'honneur.
Hop! Une photo, vite fait, de la cour d'honneur.
Retour dans le vestibule, où trône une sculpture d'Armand ("Hommage à la révolution française") constituée de deux cents drapeaux de marbre blanc.
L'un des deux candélabres signés manufacture royale de Montcenis, travail des frères Chagot (début XIXème).

C'est ici, dans le vestibule d'honneur - pavé de marbre blanc et rouge -, que sont accueillis les chefs d'Etat étrangers.
Nous empruntons l'escalier Murat. Sur la photo, détail de la rampe, formée de grandes palmes dorées en bois, symboles de la victoire.
Deuxième goulet d'étranglement en haut de l'escalier, dans la première antichambre. ... Il faudra patienter un bon quart d'heure avant de poursuivre.
Photo prise de la première antichambre. Au mur, le carton "l'Europe", peint en 1811 par Dubois. Malheureusement masquée par le lustre, une statue en bronze de Rodin: "La Défense".
Dans la première antichambre, les tableaux représentants les présidents de la Vème République aujourd'hui décédés. Ça aide à patienter...
Mobilier d'époque Empire dans la seconde antichambre.
Bureau en acajou et bronze.
Au mur.
Le salon vert, qui jouxte le bureau du Président, est actuellement utilisé comme salle de réunion.
Voilà, nous venons de pénétrer dans le salon doré, le Saint des Saints. Elément de décoration à gauche du bureau.
Au plafond, lustre Napoléon III à cinquante-six lumières en bronze doré et cristaux.
Chinoiseries sur la commode, à gauche de l'entrée.
Le bureau du président.
Le décor de cette pièce a été créé en 1861 par J-L Godon et n'a pas été modifié depuis.

Bureau Louis XV, créé au XVIIIème par Charles Cressent. C'est apparemment le meuble le plus précieux de l'Elysée. Il a été installé ici à la demande de De gaulle.
Un dernier coup d'oeil avant de sortir...
... de repasser par le salon vert...

... de jeter un coup d'oeil par la fenêtre à la file d'attente...
et de redescendre.
Dernière pièce à voir, en bas, avant de déboucher dans le vestibule d'honneur: le salon des tapisseries.
Vu d'un autre angle.

Le vestibule d'honneur, la visite est quasiment terminée.
La cour d'honneur, dans laquelle on a disposé les voitures officielles de présidents de la Vème.
Le premier étage de la façade principale.
Le "command car" pour la revue des troupes le 14 juillet.
Par ici la sortie.. Visite terminée.
Entre le moment où nous sommes entrés dans le salon d'argent et le moment où nous avons franchi ce porche, il s'est écoulé très exactement 1h 55 mn.
Visite très intéressante, qui nous a fait oublier les 4h30mn d'attente (et la faim).
Autres visites effectuées ce week-end-là: l'Hôtel Matignon (mais photos interdites...), l'Hôtel de Lassay et le Palais Bourbon, le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de l'Education Nationale, le Ministère de la Défense et la résidence de l'Ambassadeur des Pays-bas.