Du Lac Saint-Jean aux chutes du Niagara, puis retour à Montréal.

Du 4 au 13 octobre 2009

 

 

 Itinéraire en pointillés rouges: Du lac Saint-Jean, direction Trois-Rivières (plein sud) où nous retrouvons le Saint-Laurent, puis remontée du fleuve jusqu'à Montréal.

 

 

 

Le 4 octobre.

Eclaircie, donc, à l'horizon après la tempête de la nuit. Nous quittons l'auberge Robertson non sans avoir goûté à la fameuse confiture de bleuets.... Direction Montréal où nous avons fini par trouver une adresse de B&B.

 

 

 

 

 

Un très rapide coup d'oeil, en passant, au couvent-école Saint Georges à l'entrée du village historique du Val-Jalbert (commune de Chambord).

 

 

 

 

 

Et c'est parti pour 120 km (jusque La Tuque) de forêts, lacs et rivières (plus quelques habitations).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours pas vu...

 

 

 

 

 

La Tuque (ancien poste de traite de fourrures) que nous traverserons rapidement avant de nous arrêter, vers la sortie, au parc Félix-Leclerc...

 

 

 

 

 ... Le temps d'admirer, du haut de la tour d'observation, quelques superbes spécimens d'arbres, de rassembler quelques belles feuilles et de descendre au bas de cette chute.

 

 

 

 

 

 Il ne nous reste plus ensuite qu'à suivre, sur 160 km,  le cours de la Saint-Maurice. Nous traversons en fait la Mauricie, la "Capitale forestière du Canada" qui n'est elle aussi qu'une succession de collines, forêts et lacs. 

 

 

 

 

 

Ce pont ( le pont Laviolette, le seul à enjamber le Saint-Laurent entre Montréal et Québec), nous l'avons emprunté à l'aller juste avant d'entrer à Trois-Rivières. Nous ne traverserons pas le Saint-Laurent cette fois-ci, nous nous contenterons de le remonter en suivant, dans un premier temps (sur une trentaine de kilomètres)  le Chemin du Roy. 

 

 

 

 

Nous y sommes. Cette route, la première route carrossable reliant Québec à Montréal, fut construite de 1731 à 1737; elle fut au XVIII ème siècle la plus longue route aménagée au nord du Rio Grande (280 km de long et 7,4 mètres de largeur, deux jours de voyage pour les plus rapides).

 

 

 

Arrivée à Montréal en milieu d'après-midi, installation au B & B.

 

L'agglomération de Montréal est située sur plusieurs îles (deux principales en fait, séparées/entourées par trois bras du fleuve), juste après la confluence du Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais.  Le fleuve coule du sud-ouest au nord-est. Nous avons quitté Montréal le 25 septembre par le sud-est et arrivons aujourd'hui du nord-ouest. Nous quitterons la ville le 8 par le nord-ouest et reviendrons de Toronto le 12 par le sud-ouest. 

Population de Montréal : 1,8 million d'habitants, le double pour l'agglomération. La ville est francophone à près de 53%, ce qui en fait la deuxième ville francophone au monde après Paris, mais la très forte présence anglophone et la présence aussi de très nombreuses minorités linguistiques et culturelles en font avant tout une grande métropole interculturelle.  

 

 

 

 

Le 5 octobre.

 

Notre B & B (rue Saint-Timothée) pour deux nuits et par la suite notre hôtel (sur la photo, ici, avec l'auvent gris, rue Saint-Denis) sont situés au coeur du quartier latin (c'est là qu'est installée l'UQAM - l'Université du Québec A Montréal) dans le quartier historique francophone et maintenant quartier branché, et c'est vrai que le soir, ça vit et ça vibre (cafés, restaurants, cinémas, théâtres etc...).

 

 

 

 

 

Le centre de Montréal.

 

 

 

 

Par la rue Ontario d'abord, puis le boulevard Saint-Laurent et la rue Sainte-Catherine, nous gagnons le quartier des spectacles (la place des Arts), traversons les complexes Desjardins, Guy-Favreau et par l'avenue Viger rejoignons la place Victoria. Le cadeau de la ville de Paris à la ville de Montréal (l'entrée de métro d'H. Guimard que l'on aperçoit au second plan), c'est quand même autre chose que son cadeau à Québec!  

 

 

 

 

 

 

 

 La rue Saint-Jacques (l'ancienne rue des banques) nous mène rapidement à la place d'Armes (en travaux) et à la basilique Notre-Dame, austère édifice de style gothique.

 

 

 

 

 

Entrée payante (5 $Ca), mais nous ne l'avons pas regretté (intérieur  somptueux, d'une richesse et d'une chaleur peu communes).

 

 

 

 Les minces faisceaux de piliers et la couleur du plafond rappellent bien sûr la Sainte Chapelle à Paris (la Chapelle haute, la hauteur en moins). C'est ici, dans la basilique Notre-dame, que Céline a convolé en justes noces avec son René... (c'était la minute people).

 

 

 

 

 

 Et ça papote, et ça papote, rue Saint-Paul (place saint-Dizier); il s'agit des "Chuchoteuses" de Rose-Aimée Bélanger.

 

 

 

 

 

 Nous n'avons pas eu le courage de goûter, je dois le dire, cette délicatesse locale ("frites parsemées de "crottes" de fromage recouvertes de jus de viande, qui couinent quand on mastique" - dixit le Guide vert). Vous comprenez mieux maintenant notre manque d'enthousiasme pour la chose... Bon app' quand même! Mais quel rapport (s'il y en a un) avec Vladimir Vladimirovitch?

 

 

 

 

 

A deux pas de là, la place Jacques-Cartier (nous sommes au coeur du Vieux Montréal) et les terrasses de ses cafés. Et qui donc, juché sur sa colonne de 15 mètres, toise depuis 1809 le coeur historique de la ville? NELSON en personne! Si cela n'est pas de la provocation... Pour mémoire, la colonne de Nelson à Trafalgar square à Londres n'a été érigée qu'en 1842.

 

 

 

 

 Et puisque l'on parle de provocation... Qui donc, le 24 juillet 1967, du haut de ce balcon, a délivré devant 15 000 montréalais qui n'en demandaient pas tant un discours qui se terminait par le célèbre : "Vive le Québec... libre!"? 

 

 

 

 

 

Les armes de la ville de Montréal: la fleur de lys, la rose, le chardon et le trèfle (quelles nations pour quelles fleurs?).

 

 

 

 

 En face de l'Hôtel de ville, le Château Ramezay (début du XVIIIème), du nom d'un gouverneur de Montréal sous le régime français. C'est actuellement un musée. 

 

 

 

 

 

 Un détour par les maisons Papineau et Calvet, et nous revenons vers le centre-ville en suivant la rue Saint-Paul (photo) avec, tout de suite à gauche, une partie du porche de Notre-Dame-de-Bon-Secours et plus loin, le dôme du marché Bonsecours.

 

 

 

 

 

 Les "Filles du Roy" (il s'agit des 900 jeunes orphelines élevées dans les couvents de La Rochelle, Paris, Dieppe et Honfleur et expédiées au Canada par Louis XIV pour accélerer le peuplement de la colonie). 

 

 

 

 

 Le marché, d'un peu plus près. Construit en 1845, l'édifice a connu des affectations diverses et variées avant d'abriter aujourd'hui des boutiques assez chics d'artisanat et des expositions thématiques.  

 

 

 

 

 

C'est bientôt Halloween...

 

 

 

 

Nous sommes passés sur l'esplanade qui borde le fleuve et suivons la rue de la Commune (le Saint-Laurent est juste à gauche).

 

 

 

 

 Coup d'oeil en arrière, voici la coupole vue (au zoom) du côté du fleuve.

 

 

 

 

 

 Par les places Royale puis d'Youville, nous remontons vers le centre-ville, le quartier des affaires, les grandes artères commerciales et les grands magasins.  Au 555, rue Sainte-Catherine ouest, le grand magasin "La Baie", lointain descendant de la Compagnie de la Baie d'Hudson, spécialisée dans le commerce des fourrures.

 

 

 

 

 

 A proximité immédiate, la Christ Church Cathedral (1859) en style néo-gothique. Notez la tentative d'effet photographique avec la tour moderne à l'arrière. 

 

 

 

 

 

La rue Sainte-Catherine (ouest, ici) assurément la plus importante artère commerçante de la ville qui la traverse de part en part (du sud-ouest au nord-est) sur neuf bons kilomètres.  

 

 

 

 

 

La rue Crescent (elle relie les rues Sainte-Catherine et Sherbrook) dans le quartier où s'installèrent, après la guerre de Conquête, les familles anglaises et écossaises qui s'enrichirent du commerce des fourrures. 

 

 

 

Le 6 octobre

Il fait beau, ce matin, nous prenons la voiture et, par le pont Jacques-Cartier,  passons sur l'île Sainte-Hélène d'où nous aurons une vue panoramique de la ville, vue à découvrir (de droite à gauche) en regardant les 8 photos qui suivent.

1. Le pont Jacques-Cartier 

 

 

 

 

 

2. Les entrepots en bordure du vieux port.

 

 

 

 

 

 3. Nous passons des entrepots aux immeubles d'habitation.

 

 

 

 

 

 4. Le Mont Royal (233 m) à l'arrière-plan, la tour de l'Horloge à l'extrémité du quai éponyme.

 

 

 

 

 

5. Les immeubles du centre-ville avec, au premier plan et derrière le quai de l'Horloge, le vieux Montréal (on aperçoit le clocheton sur le toit de l'Hôtel de ville et la coupole du Marché Bonsecours. 

 

 

 

 

 

 6. Installations portuaires (vieux port).

 

 

 

 

 

 7. En direction de Verdun et Lasalle, avec l'amorce....


 

 

 

 

8. ...du pont de la Concorde. Plus loin, le pont Victoria et tout au loin, à peine visible, le pont Champlain. 

 

 

 

 

 

 

 

Plans rapprochés (Vieux Montréal et quartier des affaires).

 

 

 

 

 

 

 

 D'encore plus près.

 

 

 

Après un tour de piste (au ralenti) sur le circuit de Formule 1 Jacques Villeneuve qui fait le tour de l'île voisine de Notre-Dame, nous traversons la ville pour rejoindre le Mont Royal. 

 

 Photo prise au sommet, sur l'esplanade du Chalet.

 

 

 

 

 

 

Vues panoramiques, vers la gauche (photo du dessus) et vers la droite (photo d'après).

 

 

 

 

 

 

 

  Montréal à la fin du XVIII ème.

 

 

 

Le 7 octobre

 Balade dans le quartier, rue Saint-Denis ici. Bars, petits restos, boutiques etc...

 

 

 

 

Les 8 photos suivantes ont été prises dans la rue Sainte-Catherine est (c'est le boulevard Saint-Laurent qui divise la ville en "est" et "ouest", l'est étant à l'origine (et encore maintenant, même si c'est moins net) la partie francophone et populaire, l'ouest, visiblement plus prospère et plus élégant, étant celle des anglophones.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A partir d'ici, nous faisons balade à part: Madame fera les magasins, et moi, des photos, comme cela, tout le monde est content...

 

 La rue Saint-Paul, à nouveau, que je prends en direction de la place Jacques-Cartier.

 

 

 

 

 

Laquelle place grouille de monde dans sa partie supérieure, et il s'est mis à pleuvoir!

 

 

 

 

Une manif, quoi.  Quelques mots de soutien aux travailleurs en lutte,

 

 

 

 

 et je me glisse, un peu plus loin, dans la converstion qui n'est toujours pas terminée.

 

 

 

 

 

 Cet édifice religieux, curieusement, porte le nom de basilique et de cathédrale. Il est planté au beau milieu du secteur anglophone (et donc protestant) depuis 1870, c'est ainsi que l'évêque de Montréal de l'époque a voulu affirmer la présence de l'Eglise catholique à Montréal. La cathédrale, de style néobaroque, rappelle, bien sûr, Saint-Pierre de Rome. 

 

 

 

 

 

 Qu'a donc fait Robert Burns, à quelques encablures de là (nous sommes dans le square Dorchester), pour mériter cela?

 

 

 

 

 

 Dans le même square, le monument aux soldats du Régiment canadien de cavalerie qui combattirent aux côté des britanniques pendant la guerre des Boers (1899 - 1901). 

 

 

 

 

 

 Le square Dorchester est bordé d'immeubles à l'architecture intéressante. Sur la photo, la façade du Sun life qui de 1923 à 1933 fut, paraît-il, le plus grand édifice de tout l'empire britannique. C'est dans ses sous-sols que durant la seconde guerre mondiale furent cachés les bons du Trésor et la réserve d'or de la Grande-Bretagne. La photo est prise de dessous le porche d'entrée du Windsor, ex-hôtel prestigieux.

 

 

 

 

 

 "La foule illuminée", c'est ainsi que s'appelle cette étrange composition (auteur : R. Mason) qui trône à l'entrée de la tour de la BNP (en haut de l'avenue McGILL).

 

 

 

 

 

 L'avenue McGILL qui nous amène à l'Université du même nom, la première université du Canada, et de loin la plus prestigieuse. Son campus (en plein centre-ville, au pied du Mont Royal) abrite une vingtaine de facultés et d'écoles dans des bâtiments qui ne sont pas sans rappeler ceux des grandes universités anglo-saxonnes. McGILL / UQAM, c'est un peu comme chez nous à Lille, nous avons la catho, installée dans de superbes bâtiments dans le quartier (chic) Vauban, alors que les trois universités publiques se sont retrouvés dans des bâtiments... très quelconques.  (Pour les niveaux d'enseignement et de la recherche, c'est une autre histoire).

 

 

 

 

 

 Voici James McGILL, qui, à sa mort en 1813, légua ce terrain et sa fortune pour la création d'un établissement d'enseignement supérieur qui allait porter son nom. Ma chère épouse ne manqua pas de me rappeller à cette occasion l'importance qu'en Ecosse on a toujours accordée à l'éducation et à l'enseignement, elle me rappela également que les université écossaises (Saint-Andrew, Glasgow et Edinbourg notamment) sont au nombre des meilleures universités britanniques (et du monde, mais là, elle s'est laissée emporter par son tempérament méridional... elle vient du sud de l'Ecosse).

 

 

 

 

 

 

Voici deux rues de Montréal. La première (au dessus), nous l'avons déja vue, c'est Crescent, à deux pas de McGILL College, dans le secteur anglophone donc. La seconde (en dessous), a été photographiée dans le secteur francophone, quelque part entre le Complexe Desjardins et l'UQAM. Rapprochement certes artificiel et caricatural, mais il montre assez bien le fossé (économique, social etc...) qui pendant de longues décennies a séparé (et continue de séparer) les deux principales communautés de la ville. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 octobre

 Départ ce matin pour Ottawa, à 190 km de Montréal par l'autoroute. Autoroute que nous ne prendrons pas, nous allons faire un crochet par les Laurentides, les Basses-Laurentides du moins. Cap sur le nord-ouest, direction Saint-Jérôme par l'autoroute 15. En remontant l'avenue Papineau (nous sommes toujours à Montréal), quelques photos des célèbres escaliers extérieurs.

 

 

 

 

 

 Nouveaux flamboiements...

 

 

 

 

 

 Joli mural à Sainte-Adèle, à 80 km environ au nord de Montréal.

 

 

 

 

 Nouveaux chatoiements...

 

 

 

 

 

 Encore 60 km, et nous arrivons à Mt-Tremblant secteur Village, charmante bourgade posée au bord d'un lac.

 

 

 

 

 

 La rue principale.

 

 

 

 

 

 Le lac Ouimet.

 

 

 

 Le "resort", comme on dit maintenant, au pied du Mont (960m) et des pistes de ski. Au premier plan, le lac Tremblant.

 

 

 

 

 

 Encore et encore...

 

 Par Namur et Montebello, nous rejoignons la route 148 qui aboutit à Gatineau/Ottawa et où nous arrivons vers 16h30.

Il s'agit d'une étape quelque peu improvisée, et qui sera de courte durée car nous sommes attendus demain soir à Hamilton, dans l'Ontario.  Mais aussi courte que soit notre étape, elle nous permettra de mieux appréhender la situation géographique singulière de la capitale fédérale. En effet, et ce que nous ne savions pas, Ottawa (400 000 habitants environ) est situé dans l'Ontario et n'est séparé de Gatineau (situé au Québec, lui, avec 300 000 habitants environ) que par la rivière des Outaouais (Ottawa river en anglais). La rivière joue en fait un peu le même rôle clivant (c'est en tout cas ce qui nous a semblé) que le boulevard Saint-Laurent à Montréal : surplombant la rivière et formant un ensemble urbain très majestueux, les bâtiments du Parlement canadien, les édifices officiels, le centre des affaires et les grands axes de circulation... En contrebas, de l'autre côté de la rivière, s'étend horizontalement l'agglomération de Gatineau, au profil architectural et socio-économique nettement plus modeste.

 

 

 Nous sommes à Ottawa, sur la colline du Parlement; ceci est L'édifice central du parlement (construit en 1866, et reconstruit en 1920 après un incendie).  L'Outaouais et Gatineau sont derrière. 

 

 

 

 

L'édifice de l'Est (1865). Noter les traits d'un visage sur la tour à droite.

 

 

 

 

 

Eh oui, c'est encore elle! Lorsqu'il s'est agi vers 1850 de désigner la capitale du Canada nouvellement uni, Québec, Montréal,Toronto et Windsor se disputèrent sans succès cet honneur et c'est elle (Victoria) qui, consultée, désigna un village de bûcherons (Bytown), situé certes au milieu de nulle part, mais pas choisi au hasard: Il présentait l'avantage d'être placé à la fois sur la frontière entre l'Ontario et le Québec, et aussi entre Montréal et Toronto. Bytown prit ensuite le nom de la rivière et devint Ottawa.

 

 

 

 

 

 La bibliothèque du Parlement (située à l'arrière du Parlement) et surplombant directement l'Outaouais.

 

 

 

 

La voilà (j'ai juste fait demi-tour), avec Gatineau.

 

 

 

 

 Et ça, c'est Ottawa (en direction du centre-ville), photo prise de la pelouse devant le Parlement.

 

 

 

 

 

Elgin street, photo prise de la place de la Confédération. 

 

Nous avons choisi de passer la nuit à Gatineau et, si nous n'avons pas eu de difficultés à trouver un B & B, trouver un restaurant s'avéra plus compliqué. Mais bon...

 

 

Le 9 octobre 

Nous nous mettons en route vers 9 heures, nous sommes attendus pour le dîner à Hamilton, à 70 km environ au sud de Toronto qu'il nous faudra traverser... Et Ottawa - Toronto, c'est 350 km. Or le temps n'est pas terrible, il est carrément exécrable, on ne voit même pas, en partant, les bâtiments sur la colline du Parlement de l'autre côté de la rivière... La sortie d'Ottawa n'est pas simple, aucun panneau indicateur, aucune indication "Toronto" ni aux carrefours, ni aux embranchements d'autoroutes, ni sur l'autoroute... et il se met à pleuvoir des cordes... Il faudra attendre d'être dépassés 2 heures plus tard par un bus express "Montréal - Toronto" pour avoir la confirmation que nous sommes sur la bonne route!

La pluie (battante) nous accompagne...  jusqu'à Hamilton. Pluie, nombreux travaux sur l'autoroute, circulation très dense (c'est vendredi après-midi), traversée un peu à l'aveugle de Toronto (nous n'avons pas de carte routière...), nous tombons enfin sur la "QEW" (Queen Elisabeth Way) qui nous amène à Hamilton où nous serons les hôtes de Dominique et d'un de ses amis dans un fort bel endroit.

Pas de photos ce 9 octobre.

 

Le 10 octobre

L'hébergement? Dominique y a pensé. Il suffit, pour y accéder, d'emprunter cette fort sympathique allée privative.

 

 

 

 

 

 Nous y voilà... C'est dans cette splendide maison, située à Dundas, à proximité immédiate d'Hamilton, que nous passerons trois nuits en compagnie de Dominique qui y fait du cat-sitting. Elle s'occupe en effet de Mozart et d'Anthrax pendant que les propriétaires John et Elisabeth, pédalent de Paris à Prague...    

 

 

 

 

 

 Matinée "roue libre" après la fatigue de la veille (d'autant que Dominique travaille ce matin) ; découverte des environs et ravitaillement au centre-ville de Dundas.

 

 

 

 

Balade en compagnie de Dominique l'après-midi.

 

 

 

 

 

 Région boisée, bien sûr, et vallonnée.

 

 

 

 

 

 Dominique et Alexandra devant les chutes de Dundas. Mais au fait, qui donc est Dominique??? Il faut remonter pour le savoir une trentaine d'années en arrière: Madame Tavernier, jeune professeur d'anglais, enseignait au collège Rabelais de Mons-en-baroeul et eut comme élève Dominique. Dominique se lança dans le piano (c'est elle qui démarra Alexia), en fit sa profession et partit s'établir au Canada. Voilà.  

 

 

 

 

 

 Là, c'est nous, devant la chute.

 

 

 

 

 

 La gare d'Hamilton; le bâtiment rappelle les construction des années 30, il me rappelle furieusement un immeuble du centre de Saint-Pétersbourg, sur la Moïka, quelque part entre Saint-Issac et le Mariinski.

 

 

 

 

 

 Hamilton est une ville industrielle (acièries) de 400 000 habitants environ, située à l'extrémité sud-ouest du lac Ontario. Le centre-ville est très nord-américain, avec des bâtiments aux styles très variés (comme sur cette photo), et de nombreux espaces vides transformés en parking. Nombreuses minorités ethniques.   

 

 

 

 

 

 Vue d'Hamilton harbour. Très joli parc.

 

 

 

 

 

 Dundurn Castle (début XIXème), au bord de la baie.

 

 

 

 

 

 Sympathique dîner préparé par une équipe en cuisine particulièrement inspirée...

 

 

 

 

Le 11 octobre

 Il fait un temps superbe; une heure environ de route et nous y voilà.

Le Niagara (56 km de long) relie les lacs Erié et Ontario (tout en servant de frontière entre le Canada et les Etats-Unis), avec une dénivellation d'une cinquantaine de mètres, d'où les chutes, spectaculaires moins par leur hauteur que par leur largeur. Il y en a en fait deux: l'américaine (que l'on voit ici sur la photo, 300 m de large, avec à l'arrière-plan la ville de Niagara Falls), située en territoire américain;

 

 

 

 

 Du même endroit (quart de tour vers la gauche): le Rainbow Bridge, à 500 mètres environ de la chute américaine (que l'on ne voit pas à droite), et qui relie Niagara Falls (Etats-Unis) à droite et Niagara Falls Canada) à gauche.

 

 

 

 

 

 La "canadienne" (car entièrement située en territoire canadien) ou le "fer à cheval", 792 mètres de large, de loin la plus spectaculaire.

 

 

 

 

 

 Deux parmi les 12 millions de visiteurs chaque année.

 

 

 

 

 

 Le Maid of the Mist à l'assaut de la chute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2 800 m³ à la seconde...

 

 

 

 

Au pied de Table Rock House. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous sommes au niveau de la "canadienne" et regardons vers l'aval. A gauche, le Canada avec son complexe touristique,  à droite, les Etats-Unis et la chute américaine.

 

 

 

 

 

Ledit complexe, où tout est prévu pour que le visiteur se sente libre de dépenser sans retenue.

 

 

 

 

 Les "exploits" sont maintenant interdits. Le plus célèbre remonte à 1859 : un dénommé Blondin, français et funambule de son état, transporta son impressario sur ses épaules sur un fil tendu à partir d'ici, revint se faire cuire un repas avant de retraverser à bicyclette et de revenir les yeux bandés... 

 

 

 

 

 

 

Les photos, pour bien montrer que nous y étions...

 

 Et que nous en avons pris plein la figure...

 

 

 

 

La roche schisteuse à la base est recouverte de calcaire au sommet, si bien que la chute recule d'un mètre par an (elle a reculé de plus de 11 kilomètres depuis la dernière période glaciaire). 

 

 

 

 

 

 Le pont au loin est situé en territoire américain, c'est celui de l'autoroute 190 qui relie Buffalo au lac Ontario (côté américain). 

 

  

 

 

 

 Un dernier coup d'oeil...

 

 

 

 

 

 ... et une dernière photo. Ce n'est pas souvent que l'on nous voit tous les deux sur une photo, alors j'en profite...

 

 

 

 

 

 Nous reprenons la voiture et, en suivant le Niagara Parkway, descendons la rivière (il y en a pour une bonne vingtaine de kilomètres) en direction du lac. Le Niagara forme ici un coude vers la droite après d'impressionnants tourbillons (Whirpool).

 

 

 

 

 

 Le Niagara en bas (il coule de droite à gauche) et l'une des deux centrales qui font travailler les eaux d'affluents.

 

 

 

 

 

 

 Le cours de la rivière, apaisée. Tout au loin, le lac Ontario.

 

 

 

 

 

 NON!!  Nous n'avons pas franchi la frontière, nous sommes toujours au Canada...

 

 

 

 

Niagara-On-The-Lake est une charmante localité, un peu/beaucoup touristique, à l'embouchure du Niagara sur le lac Ontario.  On a peine à croire qu'elle fut rasée par les Américains en 1813... Car, le saviez-vous?, profitant de ce que l'Angleterre était occupée sur le continent européen par les guerres napoléoniennes, les jeunes Etats-Unis d'Amérique tentèrent de faire main basse sur toute cette partie de l'empire britannique, comptant sur l'aide des ex-colons français (qui ne vint pas)...  Guerre qui, dans cette région au moins, fut un échec pour les Américains.

 

 

 

 

 

Excellent déjeuner dans ce très sympathique établissement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Si vous regardez attentivement, vous apercevrez tout au loin les tours de Toronto, et notamment la CN Tower (553 m) à gauche, à soixante dix kilomètres environ à vol d'oiseau. Nous y repasserons demain...

 

 

 

 

 

 Quart de tour à droite: à l'embouchure du Niagara, mais de l'autre côté de la rivière (aux Etats-Unis, donc), se dresse l'ex-Fort-Niagara, construit en 1678 par R. R. Cavelier de La Salle pour défendre les intérêts de la Nouvelle-France en Amérique du Nord. Ce fort jouera un rôle défensif important pendant la guerre de conquête. Les couleurs sont hissées: l'Union Jack, le Stars & Stripes et le drapeau blanc des rois de France.

 

 

 

 

 

Une de nombreuses (belles) maisons de ce type. 

Retour à Dundas et préparation d'un dîner de gala: John et Elisabeth rentrent en début de soirée. Las, l'avion a du retard, beaucoup de retard et ce n'est que bien après minuit que nous pouvons (rapidement) faire la connaissance de ce couple d'une extraordinaire gentillesse.

 

 

 

 

Le 12 octobre

 Départ à 9 heures de Dundas pour Montréal, cela fait un peu plus de 600 km, sachant que l'arrivée sur Montréal dans le courant de l'après-midi risque d'être difficile (retours de week-end). C'est la raison pour laquelle nous ne nous arrêterons pas trop longtemps à Toronto, nous souhaitons juste entrapercevoir ce que le mauvais temps à l'aller ne nous a pas permis de voir.

 

 

 

 

 

 Photo prise Boulevard W. Lake Shore en direction du centre-ville. Il est clair que cette agglomération de plus de quatre millions d'habitants mérite mieux que cette traversée-éclair, trois ou quatre jours de visite semblent un minimum, nous y réfléchirons.

 

 

 

 

 

Retour au Québec, avec le sentiment de rentrer à la maison... Encore 70 km et nous y sommes!

 

 

 

 

 

 Photo prise de la voiture à la faveur d'un fort ralentissement...

Arrivée à Montréal en milieu/fin d'après-midi, installation à l'hôtel, balade et dîner.

 

 

 

 

Le 13 octobre

Il nous reste quelques petites choses à voir avant de prendre l'avion ce soir, notamment le Carré Saint-Louis, très jolie placette pas très éloignée de l'hôtel, il suffit de remonter sur 300 m la rue Saint-Denis. Belles demeures victoriennes habitées, à la fin du XIXème siècle, par la bourgeoisie francophone et plus tard, des artistes, écrivains, cinéastes etc...

 

 

 

 

 

 Petite rue piétonne bien sympathique, elle porte le nom du 3ème fils de Victoria et gouverneur général du Canada de 1911 à 1916.

 

 

 

 

 

 Photo prise au carrefour que l'on voit sur la photo suivante.

 

 

 

 

 

 

 L'Hôtel-Dieu du CHUM.

 

 

 

 

 

 Photo prise de la cour d'entrée de l'Hôpital Royal Victoria, vers le centre des affaires en contrebas.

 

 

 

 

 

Sculpture inuit.

 

 

 

 

Nous terminons la balade par la visite du musée McCord d'Histoire canadienne, dont les collections sont qualifiées de prestigieuses par le Guide vert. Pour notre part, nous avons trouvé la visite intéressante. Nous avons beaucoup aimé la sélection de photos issues des archives photographiques Notman (vie au Canada au XIX ème et au début du XX ème siècles.

En voici quelques unes.

 

 

 

 

 

 

 Le port de Montréal.

 

 

 

 

 La rue Saint-Jacques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La place Jacques-cartier et l'Hôtel de ville.

 

 

 

 

 

La dernière, assez poignante : "Auprès de maman". Famille de canadiens français dont on peut sans peine imaginer les conditions de vie. Les Canadiens français, sous le régime anglais et aussi plus tard, étaient considérés, c'est ce que l'on a appris dans cette exposition, à peu près comme les Irlandais, c'est dire... et on ne manquait jamais de leur rappeler, paraît-il, qui étaient les vainqueurs et qui étaient les vaincus...

 

 

 

 

 

 Amérindiens.

 

 

 

 

 

 C'est sur cette photo que nous quittons le Canada et vous quittons par la même occasion.  Nous n'avons pas tout vu, loin de là, mais nous avons beaucoup appris au cours de ce voyage, vu des sites et des paysages magnifiques, revu des amis très chers (un grand merci à eux pour leur accueil chaleureux) et fait de très belles rencontres.

Vous ne savez pas où aller pour vos prochaines vacances? Allez vite au Québec!