JAVA
Les 24 & 25 février
Départ le 24 février , vol Paris/Amsterdam/Kuala Lumpur/Jakarta.
1.Roissy - Amsterdam. Décollage 18h49, atterrissage à 19h34, après le survol de Lille.
2. Amsterdam - Kuala Lumpur. 10247 km, 11h11 mn de vol (prévision) à bord d'un boeing 747/450 de la KLM. Atterrissage prévu à 15h47, heure locale. Suvol de Dresde, du sud de la Pologne, Lvov, le sud du Daghestan, Lahore au Pakistan, Delhi, Phuket. Arrivée (en avance) à Kuala Lumpur à 8h30 heure française, 15h20 heure locale, le temps est couvert.
3. Kuala Lumpur - Jakarta. 1127 km, temps de vol prévu: 1h40. Décollage à 10h04, temps dégagé. Survol, en les longeant, du détroit de Malacca, et de la côte est de Sumatra. Vue superbe. Atterrissage à 17h38 heure locale. Formalités vite expédiées (achat du visa et contrôles), taxi et arrivée à l'hôtel (Ibis Tamarin, Kh Wahid Hasyim) une demie-heure plus tard. A 19h30 nous sommes (confortablement) installés.
Java dans l'archipel indonésien.
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Carte en relief de l'île de Java (Musée national)
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On voit ici, en-bas, le détroit de la Sonde (avec le Krakatau) qui sépare Sumatra (qu'on ne voit pas) et Java. Tout là-bas, en haut, 1 000 km plus loin, le détroit de Bali. Cette carte en relief permet de bien comprendre le caractère volcanique de l'île: plus de 120 cônes de volcans - dont un bon tiers actifs -, et plus de 15 pics qui atteignent et dépassent 3 000 m.
Eh bien, cette île de 130 000 km² (le quart de la superficie de la France), truffée de volcans, est peuplée de 129 millions d'habitants (plus de la moitié de l'ensemble de la population du pays). C'est comme si la France (qui serait recouverte aux deux tiers d'un relief volcanique) était peuplée de 520 millions d'habitants!!!
Voilà qui donne une idée de l'incroyable densité de la population (962 habitants/km²) sur l'île de Java, réalité (la surpopulation) que nous verrons et ressentirons tout au long de notre séjour sur l'île (et à Bali aussi).
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Notre itinéraire, pour rallier Banyuwangi à partir de Jakarta. En pointillés rouges, le trajet en train de Jakarta à Jogyakarta, à Solo, puis de Jogyakarta à Surabaya; en bleu, notre trajet en bus (local) de Surabaya au Mont Bromo (via Pasuruan) puis à Banyuwangi (via Jember).
Le 26 février
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Jl Jaksa, la rue des routards, tribu dont, à notre âge, nous faisons toujours partie. Achat des billets de train pour Jogyakarta.
Jakarta, selon les guides touristiques, n'offre qu'un intérêt limité pour les touristes, d'où leur très petit nombre. Nous n'y passerons qu'une seule journée à l'aller, et une autre au retour, ... et aurons finalement largement de quoi satisfaire notre curiosité car il y a des choses à voir.
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Découverte du centre-ville. Nous rejoignons M.H Tamrin, grand axe nord-sud de Jakarta (sur la photo), que nous suivons jusqu'au-delà de la Plaza Indonesia (fontaine que nous voyons sur la photo) et que nous remontons ensuite jusqu'à la place Merdeka (la place de la Liberté), immense quadrilatère de verdure qui marque le centre de la ville.
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Nous poursuivons tranquillement dans la direction du nord, jusqu'au Musée national dans lequel est représenté l'art indonésien sous ses multiples facettes (sculptures de pierre, superbes tambours en bronze dông-sôn, gamelans - ensembles instrumentaux traditionnels à base de percussion -, masques, kriss...), et surtout...
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... la section préhistorique avec la calotte crânienne et le fémur de l'Homme de Java (le Pithecanthropus erectus d'il y a 350 000 ans).
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La partie centrale de l'archipel indonésien.
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Marionnette plate en cuir de buffle et délicatement ciselée, utilisée dans le wayang kulit (théâtre d'ombre).
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Du Musée national, un taxi nous emmène au-delà de l'ancienne Batavia, à Sunda Kelapa (le vieux port)...
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... où sur plus d'un kilomètre sont amarrés les voiliers buggis à la proue très relevée et au grément ancien. Ils assurent actuellement la liaison maritime avec les innombrables îles de l'archipel, après avoir, des siècles durant - aux mains des pirates et trafiquants de tout poil -, sillonné la mer de Java du détroit de Malacca aux Moluques.
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Coolies - ou dockers - travaillant à l'ancienne.
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Ici, du teck - très demandé dans le monde entier - en provenance, sans doute, de Sulawesi. A noter que les buggis sont eux-mêmes faits en teck, les différentes pièces du bateau étant en principe chevillées sans aucun clou!
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Lent retour (la faute aux embouteillages) en centre-ville en taxi, par Lodan Raya et ses taudis. Visite de la mosquée Istiqlal, la plus grande de l'Asie du Sud-Est (l'Indonésie, avec près de 200 millions de fidèles, est le plus grand pays musulman du monde). A noter que l'islam tel que pratiqué en Indonésie est et reste particulièrement modéré et tolérant, même si une évolution dans le sens d'une plus grande rigueur - et des tensions avec les autres communautés - se font depuis peu jour dans le nord de Sumatra notamment, au nord de Sulawesi, et même à Bali.
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Ce curieux édifice, juste en face de la mosquée, est la cathédrale de Jakarta, visiblement nettement moins fréquentée que sa collègue et concurrente.
Le 27 février
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Il est 8h10, nous sommes à la gare Gambir (côté est de la place Merdeka, en hauteur) et attendons le train pour Jogyakarta, la capitale culturelle du pays. Les immeubles du centre-ville de Jakarta vus du quai de la gare.
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Le monument national de Monas (obélisque de 140 m de hauteur couronné d'une flamme d'or de 30kg) au centre le la place Merdeka.
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Nous sommes partis (à l'heure)... Les toits en tuiles rouges des quartiers périphériques vont nous accompagner sur une quinzaine de kilomètres.
Nombreux minarets tout au long du trajet.
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Passage à niveau qui donne une petite idée de la myriade de motos, motocyclettes et autres vespas qui encombrent en permanence les rues et les routes de Java! Mais il faut immédiatement rendre justice à l'Indonésien motorisé: qu'il soit au volant d'une voiture ou d'une moto, il fait preuve en toutes circonstances d'une grande courtoisie, jamais (ou très rarement) d'énervement ou d'aggressivité, il anticipe, contourne, évite en douceur - une sorte de ballet - ce qui n'est pas toujours évident dans la mesure où ici on n'indique jamais le changement de direction... Mais au final, tout se passe très bien.

Le long de la voie.
Ravitaillement lors d'un arrêt dans une gare.
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Les volcans sont partout à Java, et ils sont, pour certains d'entre eux, une menace permanente, mais d'un autre côté, c'est à eux que l'on doit la très grande fertilité de la terre, qui permet de nourrir sans trop de problème la population.
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8 heures et 50 minutes après avoir quitté Jakarta, le train entre en gare de Jogyakarta. Nous avons en gros suivi la côte nord de l'île jusqu'à Cirebon, nous avons ensuite "traversé" l'île en direction du sud, vers Purwokerto puis longé la côte sud jusqu'à destination.
Installation au Bladok losmen (Jl Sosrowijayan). Piscine, repas et balade sur Malioboro, les Champs-Elysées locaux. L'animation qui règne dans cette rue le soir n'a rien à voir avec le spectacle qu'elle offre dans la journée (photo ci-dessous). A partir de 16 heures, il y a un monde fou, tous les magasins sont pleins, les trottoirs débordent d'étals divers, plein de trucs à acheter (fringues, batiks etc...), le tout dans une très bonne ambiance.
Le 28 février
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Nous voici donc dans la capitale touristique, artisanale et artistique de Java, le deuxième site touristique du pays après Bali. Direction en ce matin du 28 février : Le Kraton (le Palais du sultan) car Yogyakarta est une ville royale et le sultan, héritier de l'ancien royaume de Mataram y réside toujours. Nous descendons la rue Malioboro en becak (cyclo-pousse).
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En guise d'accueil, à l'entrée du palais...
Le palais est en fait une ville dans la ville et seule une petite partie est ouverte au public (une autre est réservée à l'usage exclusif du sultan et de sa famille). Ici, l'un des pavillons avec, à gauche, notre guide, fort sympathique au reste. Le palais a été construit au milieu du XVIIIème.
L'un des gardes du palais; il n'a pas l'air bien méchant malgré le kriss passé dans la ceinture.
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Les indonésiens, à la différence des indiens du Chiapas par exemple, aiment se faire photographier et se prêtent toujours avec un grand sourire à l'exercice.

Parmi les pavillons, grands et petits, ce kiosque à musique provenant d'Europe.
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Rafistolage...
Plafond du pavillon doré (Bangsal Kencana).
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Les gardes, cette fois-ci au grand complet, mais guère plus menaçants.
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Coup de chance : Répétition, dans l'un des pavillons, de gamelan et de wayang kulit.

Joueur de bonang au premier plan.
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Avec les marionnettes.

En route, en becak, pour le marché aux oiseaux (avec un petit détour non prévu au programme, faut bien faire vivre l'artisanat local...).

Nous voici au but du détour, un atelier de fabrication de marionnettes (présenté comme tel en tout cas..).

Le marché aux oiseaux (certes très bien achalandé, mais triste spectacle!), avec au fond, le Château d'eau (voir plus loin).

Un des pensionnaires.

Naturellement, il n'y a pas que des oiseaux, on y trouve de tout...

Même de bons gamins.

Vue sur le centre-ville de Yogyakarta, du haut du Château d'eau (Taman Sari), tout à la fois ancien réservoir d'eau et bains d'une grande sophistication pour le sultan et ses favorites (au XVIIIème).

Le Château dispose également d'une mosquée souterraine, dotée d'un superbe escalier.

C'est reparti pour un petit tour en hélicoptère, autre nom du becak. Décoiffant! Direction, cette fois, un atelier de fabrication de batik.

Nous sommes à quelques semaines des élections législatives, la campagne électorale bat son plein; l'Indonésie semble s'être durablement rangée du côté de la démocratie.

Yogyakarta est la capitale du batik, technique d'impression des étoffes originaire d'indonésie (XIV - XVèmes siècles). Technique qui s'est par la suite répandue en Asie du sud-est et en Afrique. Sur la photo, le batikeur trace le dessin de base sur une feuille de papier.

Ensuite, à l'aide du tjanting, un autre batikeur reproduit le motif avec de la cire, la cire recouvrant les emplacements qui ne seront pas imprimés.

Motif différent. La cire protègera le tissu de la teinture lorsque la pièce sera trempée dans le bain.
Détails peints à la main.
La pièce de tissu est plongée dans un bain d'eau bouillante qui ôtera la cire.
Séchage.
Eh oui, forcément, ça devait se terminer ici, et comme cela...
Spectacle de ramayana pour terminer la journée. Voyez de plus près cette demoiselle et ses collègues au chapitre IV, chapitre dès à présent en ligne.
Le 1er mars
Départ à 8h pour Borobudur (à une quarantaine de km au nord-ouest de Yogyakarta), apparemment le plus grand temple bouddhiste du monde - nous pensions naïvement que c'était la pagode Shwedagon à Yangon en Birmanie.
Le plan du site.
Enormément de monde en ce 1er dimanche de mars (les guides nous avaient prévenus) et pourtant nous avons beaucoup apprécié cette visite en compagnie des groupes scolaires et des familles.
Le temple, perché au sommet d'une colline, se présente sous la forme d'un quadrilatère (118m x 118m) de 31m de haut, en pierres volcaniques de couleur sombre. Cet énorme stûpa comporte 7 paliers (4 étages carrés puis 3 ronds) qui permettent en principe d'accéder au nirvana (il suffit d'y croire). Le temple aurait été construit aux VII - IXèmes siècles (dynastie Saïlandra), il fut abandonné rapidement après et redécouvert par les Hollandais en 1815.
L'ensemble des galeries (il y en a 7, nous en voyons une ici) est recouvert de bas-reliefs (d'une longueur totale de près de 5 km) relatant les divers épisodes de la vie de Bouddha Sakyamuni.
En voici quatre fragments.
Nous débouchons sur la première plateforme circulaire. Un certain nombre d'entre les bouddhas ont été raccourcis.
Voici les stûpas ajourés (il y en a 72 comme cela), et le stûpa central.
Ce schéma pointe le niveau IV carré, nous sommes au niveau suivant.
Nous sommes au sommet. Vue sur le volcan Mérapi (à droite, voir plus loin).
Je vous l'avais dit... Pas besoin d'insister pour avoir un beau sourire.
Là non plus.
Beaucoup de collégiens venus, en grand uniforme et en compagnie de leurs enseignant(e)s, traquer le touriste présumé anglophone pour mettre en pratique leur anglais. Nous avons répondu bien volontiers à beaucoup de questions...
Photo de groupe.
Le photographe photographié...
Comme quoi voile islamique et beau sourire ne sont pas incompatibles.
Fin de la visite.
Nous quittons Borobudur et prenons la direction de Prambanan, site d'un autre temple, mais hindou cette fois (à une cinquantaine de km de Borobudur, dans la direction de l'est).
Et en chemin nous faisons une halte à Kaliurang, station climatique accrochée au flanc du volcan Merapi (photo). Le Merapi, qui culmine à 2912 m, est l'un des volcans les plus actifs (et le plus dangereux) de l'île. Il se réveille sérieusement tous les deux ans et demi environ, mais expluse en permanence des nuées ardentes.
Photos prises dans le petit jardin botanique au pied de l'observatoire.
Plan du site de Prambanan.
Candi Prambanan commémore le pouvoir de la dynastie hindoue à son apogée (VIII - Xèmes siècles).
Vue génerale du temple principal.
Il y avait dans le secteur, paraît-il, des centaines de temples, un peu comme à Angkor ou Bagan sur l'Irrawaddy, mais beaucoup ne sont plus que des tas de pierres, comme ici.
Candi Shiva.
D'un peu plus près.
Ces gracieuses danseuses rappellent furieusement les apsaras cambodgiennes.
Le temple, ici, consacré à Brahma (à moins que ce soit à Vishnu).
Scène cocasse.
Jeunes visiteurs un peu occidentalisés.
Celui-ci, comme beaucoup d'autres, attend d'être remonté.
Nous sommes à l'extrémité du site, il n'y a plus personne, mais alors, personne de chez personne!
L'un des gardiens du temple.
Borobudur (pour le bouddhisme) et Prambanan (pour l'hindouisme) se sont disputé pendant des siècles la prédominance à Java, jusqu'au moment où un troisième larron, l'islam, est venu régler définitivement le problème à son avantage.
Retour à Yogyakarta, achats en soirée de batiks au Batik Art Group (JL Kemetiran kidul) où sont vendus les batiks des élèves du Centre national du batik, et celles de leurs professeurs (à un autre prix!).
Le 2 mars
La ville de Solo (ou Surakarta), à 70 km au nord-est de Yogyakarta, dispute à cette dernière le titre de capitale culturelle et historique du pays. On s'y rend en train, il y en a pour 1 heure et nous y sommes arrivés à 9h30.
Nous commençons par la visite du palais Mangkunegaran (milieu du XVIIIème), à proximité de la gare. Ceci est le pavillon qui servait de salle d'audience.
Un peu plus loin, salon à l'européenne.
Gros plan dans un petit jardin...
Là, c'est nous, profitant de l'absence du sultan.
C'est encore nous!
Après la visite du Mangkunegara, nous nous dirigeons en becak vers le parc Sriwedari où apparemment se tient un marché aux puces/antiquités où l'on peut, paraît-il, trouver des kriss. Et effectivement, l'endroit est intéressant, d'autant qu'il n'y a aucun touriste. mais il nous faut du cash pour conclure l'affaire et c'est là que commencent les ennuis: carte bancaire bloquée dans un ATM, deux banques qui successivement refusent nos cartes, nous réussissons finalement à retirer l'équivalent de 100 euros pour le kriss, mais nous avons fait des kilomètres et perdu 2 bonnes heures! L'affaire conclue, nous filons vers le kraton, mais il est fermé, nous ne le verrons que le d'extérieur.
Nous verrons tout de même cette belle décoration, près de l'entrée.
Et cela aussi, juste avant de reprendre le train pour Yogyakarta.
Une fois rentrés, je me fais couper les cheveux (ça m'a coûté l'équivalent d'un euro cinquante), c'est devenu une habitude lors de nos voyages lointains, puis une dernière balade sur Malioboro car nous quittons la ville demain matin.
Le 3 mars
Lever à 6 heures, départ à 7h15 en train pour Surabaya, pour ensuite rallier (on ne sait pas encore très bien comment) le Mont Bromo. Photo de la piscine du Bladok juste avant de partir. Nous avons passé 4 nuits ici, dans une chambre très confortable, le restaurant est très bien et le service impeccable. Une excellente adresse à Yogyakarta.
Nous avons pris la direction du nord-ouest, et il y en a pour 5h15mn.
Travaux des champs.
Vous ne verrez rien de Surabaya, 2ème ville d'Indonésie (près de 3 millions d'habitants), grand port situé juste en face de l'île de Madura et desservant tout le nord de l'archipel indonésien. Intérêt touristique quasiment nul (dixit les guides). Notre transfert de la gare à la station de bus a été si rapide, et notre embarquement à bord d'un bus pour l'est si précipité que je n'ai eu ni le temps ni le réflexe de prendre des photos.
Nous voilà dans le bus. Nous roulons en direction de Pasuruan, où nous serons débarqués un peu au milieu de nulle part et où nous finissons par trouver (moyennant - après d'assez âpres négociations - 200 000 roupies) un bémo qui va nous conduire, 60 km plus loin et 2 000 m plus haut au Bromo cottage, à Tosari. Et finalement, à 16h30, nous sommes dans notre chambre, et prenons un bon bain. Quelle efficacité!
Le 4 mars
Lever à 3h30. Il s'agit en effet d'assister au lever du soleil sur les volcans Bromo et Semaru. Nous avons réservé une jeep qui nous dépose à 4h30 au belvédère Penanjakan d'où, paraît-il, le spectacle est magnifique; et, effectivement, la nuit est claire, le spectacle sera sans nul doute magnifique... D'ailleurs il y a déja pas mal de monde quand nous arrivons.
Hélas, trois fois hélas, à quelques minutes du moment tant attendu, alors que le jour commence à poindre, une méchante brume se lève du cirque en contrebas et enveloppe tout en quelques instants... Enfer et damnation, nous ne verrons rien, encore un lever de soleil raté!!! Nous aurons tout de même vu (photo) la pointe du volcan Semaru émerger de la mer de brume.
Le jour se lève, et nous descendons (en jeep) dans le cirque du volcan Bromo. Ses rebords (une falaise verticale de plus de 250m de haut qui forme un cirque de 11 km de diamètre) sont toujours noyés dans la brume. Nous contournons, en avançant dans cette mer de sable, un autre volcan apparemment inactif pour l'instant (le Batok, ici, sur la photo).
A l'arrière-plan, la falaise verticale qui borde le cirque, et au premier plan, les chevaux qui attendent les touristes (déja) fatigués.
Nous nous approchons - nous marchons, nous! - du Bromo proprement dit (il n'y a pas plus de 3 kilomètres).
Trois kilomètres dont un bon kilomètre en montée...
Encore 4 ou 5 marches (sur les 246 qui mènent au bord du cratère) et ça y est!
Le Bromo fume énormément et pue horriblement! Nous sommes à 2392 m.
Crevasses au fond du cratère.
Nous redescendons et ceux-là montent...
Jusqu'à l'armée indonésienne (et ses éléments féminins) qui a préféré monter à cheval!
Retour à l'hôtel. Nous remontons du cirque et doublons cette colonne de jeunes fantassins qui avait été déposée en bas.
Extraordinaire de voir comment les flancs escarpés du/des volcan(s) sont cultivés et toutes les crêtes garnies d'habitations...
Nous sommes de retour à l'hôtel à 8h30. Conseil de guerre: Que faisons-nous? Ou nous restons ici pour la journée, mais bon... ou nous reprenons la route? Bingo, nous décidons de partir. Le temps de faire les bagages, de trouver une voiture (et de négocier le prix) pour nous redescendre sur la "grand route" à 60 km de là et nous sommes partis.
A Pasuaran nous attrapons littéralement au vol un premier bus, puis nous changeons de monture au bout d'une cinquantaine de km.
Nos jeunes voisins pour quelques kilomètres, des lycéens, vont bénéficier d'un cours d'anglais, qu'ils ont l'air d'apprécier.
D'autres voisins...
La campagne électorale, encore et toujours...
Il fallait que cela arrive, et cela est arrivé juste avant Jember où nous changerons à nouveau de bus. Question: Quelle différence y-a-t-il entre un Péruvien changeant une roue d'autobus, un birman et un Indonésien? Réponse: Aucune.
La fatigue commence à se faire sentir et à se faire voir sur le visage de Madame, après ces deux journées de voyage un peu éprouvantes. Vivement Bali, que l'on puisse buller un peu... Arrivée à Banyuwangi: 19h30. Taxi et hôtel.
Le 5 mars
Nous voilà, à 8 heures, prêts à embarquer sur un ferry pour Bali. La traversée sera l'affaire d'une demie-heure, pas plus.
La distance qui sépare les deux îles est réduite, mais elle sépare deux mondes en fait très différents, nous nous en apercevrons très vite!
Le port de Gilimanuk, sur l'île de Bali.
Jeune passager et sa maman.
Jeune passagère se rendant à Bali.
Pour la suite de ses aventures, cliquez sur BALI
Si vous voulez en savoir davantage sur les aventures de cette jeune occidentale à Bali, ne manquez pas la suite, dans quelques jours, au chapitre II : BALI.